Paroisse de Chatou
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Editos d’octobre 2015

Bonne lecture !



18 octobre 2015 : Humilité, vertu d’esclaves ?

« L’humilité est une vertu d’esclaves ». Dans notre société, cette vertu d’humilité a mauvaise presse. Elle est parfois considérée comme une faiblesse, voire même comme un dénigrement de soi. Faudrait-il donc être faible et méprisable pour être chrétien et suivre le Christ ?
Aussi étonnant que cela puisse paraître, cette phrase de Nietzsche n’est pas sans résonances avec l’Évangile de ce dimanche. Dans ce dernier, Jacques et Jean demande à Jésus de pouvoir siéger à ses côtés, de partager sa gloire. Intention louable. Sauf qu’ils n’ont pas compris ce qu’est cette gloire. Juste avant ce passage, Jésus vient de leur annoncer sa Passion prochaine, les souffrances qu’Il allait endurer.
Et les deux frères demandent les places d’honneur… La réponse du Christ recentre leur désir sur l’essentiel : être avec Lui. La place importe peu, pourvu qu’ils le suivent jusqu’au bout, jusqu’au don de leur vie. L’indignation des apôtres suite à cette requête est toute humaine. Là encore, Jésus les reprend : « Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous ». La véritable gloire de l’homme ne se trouve pas dans son pouvoir sur les autres ou dans l’admiration que le monde lui porte, mais dans son appartenance au Seigneur. En se reconnaissant petit, il devient capable d’accueillir Dieu, d’aimer. Ainsi, l’humilité ne consiste pas à renvoyer une image terne, médiocre et négative de nous même, comme le suggère Nietzsche, mais elle nous permet au contraire de voir notre propre grandeur par un regard de vérité, acquis par le Christ.
Comme Lui, nous devons non pas être servis mais servir ; non pas commander en maître mais obéir ; non pas dominer mais se soumettre à l’amour. Devenir esclave de tous, c’est-à-dire dépendant de cette miséricorde divine qui nous pousse à être tout à tous. Oui, « que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi » !

Père Damien Bougas


11 octobre 2015 : L’accueil d’une famille de réfugiés sur notre paroisse.

Début septembre, face à l’affluence de réfugiés en Europe, notre pape François invitait de façon audacieuse « toutes les paroisses à accueillir une famille de réfugiés ». Un tel appel, relayé par notre évêque, ne peut que nous encourager à accueillir. Accueillir une famille de réfugiés est faire œuvre de miséricorde. Mais accueillir n’est pas simplement donner de l’argent, un vêtement ou un peu de son temps, c’est ouvrir la porte de son cœur pour que chaque personne se sente reconnue telle qu’elle est. C’est permettre à des personnes fragilisées par des situations dramatiques de se remettre debout, de s’insérer et d’être autonomes. Si nous vivons un tel accueil, la communauté paroissiale se trouve elle-aussi enrichie et agrandie. Et nous découvrons que lorsque nous faisons place à l’autre, sa présence ne vient pas diminuer notre espace vital mais vient élargir nos demeures et nos cœurs. Nous recevons autant (si ce n’est plus !) que ce que nous donnons ! Malgré l’urgence actuelle, un tel accueil ne peut se faire dans la précipitation et doit s’inscrire dans la durée. Sur notre paroisse, une équipe est en train de se constituer afin de voir comment rendre possible et efficace cet accueil. Cela passe par un travail en réseau, en lien avec les institutions d’Église localement (comme le Secours Catholique) et en partenariat avec les pouvoirs publics et différentes Associations ; la Ville de Chatou initie également ce projet d’accueil. Ce qui est important, c’est que nous fassions les choses ensemble ! L’Évangile nous presse d’accueillir l’étranger. Cela doit se faire avec discernement et prudence, mais aussi dans la confiance et la générosité, en dépassant toutes peurs de l’inconnu.

Père Olivier Plainecassagne, curé


4 octobre 2015 : Est-il permis... ?

Les pharisiens, obsédés par la loi, connaissent la réponse de la loi à leur question, mais ils cherchent d’abord à prendre Jésus en défaut. Le Christ les interroge alors : « que vous a prescrit Moïse ? ». Il leur fait alors remarquer que la loi de Moïse est venue pallier « la dureté du cœur » et il ajoute : « au commencement, il n’en était pas ainsi… »

A ceux qui demandent « est-ce que c’est permis ou défendu ? », Jésus demande de regarder plutôt le projet d’amour créateur de Dieu.
Ce qui est dit à propos du mariage et du divorce peut être vrai pour toute notre vie. La question de fond à me poser n’est donc pas d’abord « est-ce que c’est permis ? », mais : « est-ce que ça correspond à la volonté et au projet de Dieu ? »
La loi est nécessaire et elle gère les insuffisances et les conflits humains, mais elle ne dit pas le « bien », ni le « sens ».

Nous sommes incités à sortir du légalisme pour entrer dans une alliance d’amour.
Comment révéler le visage et le cœur du Christ dans ce que je vis ? Est-ce que je vis pour « être en règle » ou pour entrer dans une alliance ?

Père Gérard HEUDE


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