Paroisse de Chatou
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Editos de Septembre 2015

Bonne lecture !



27 septembre 2015 : Y mettre sa main à couper...

Évangile = Bonne Nouvelle.

Cependant, la lecture de l’Évangile de ce dimanche semble bien loin d’une bonne nouvelle… Noyé, manchot, estropié, borgne, géhenne de feu et ver qui ne meurt pas : autant de mots dont nous nous serions bien passés… Quelles perspectives ! Et quelle intransigeance de la part de Jésus !
La Parole de Dieu est tranchante. Nous la préférerions parfois plus lisse, polie, sans aspérité, politiquement correcte. Il n’en est rien. Au contraire, elle nous dérange souvent, nous gêne, nous choque, nous interpelle. Elle nous montre notre péché et nous apprend à en avoir horreur.

C’est pour cette raison que le Christ montre une telle détermination : il dénonce le péché. Dans nos vies, ce simple mot est même parfois insupportable, au point de vouloir le remplacer par un autre mot pour en atténuer la violence. La banalisation du péché peut mener à sa tolérance et sa tolérance à sa complaisance. La complaisance au péché mène à la mort. Au contraire, c’est en comprenant et en reconnaissant son péché que l’homme peut accueillir le pardon et la miséricorde divine. Car il s’agit bien là d’un appel à la radicalité évangélique : se couper de tout ce qui nous entrave, pour accueillir Dieu. Là se trouve le véritable bonheur.

Alors oui, au Royaume des Cieux, les borgnes sont rois. Rois avec ceux qui ont choisi de tout laisser pour suivre le Maître. Rois avec le Christ parce que purifiés par Lui, comme le dit le psalmiste : « Qui peut discerner ses erreurs ? Purifie-moi de celles qui m’échappent ». Osons le croire !

Père Damien Bougas


20 septembre 2015 : La vraie grandeur
Pour la deuxième fois, Jésus annonce à ses disciples qu’il est en train de marcher vers sa Passion et sa mort et que trois jours après, il ressuscitera ; mais les disciples ne comprennent pas et craignent de l’interroger. Désemparés, ils ne manifestent aucun sentiment de compassion et leur préoccupation du moment est de se demander qui pourrait bien être le plus grand ?

Leur cœur est rempli de comparaison, de mesure, de calcul, de promotion ; les disciples veulent dominer ; Jésus leur répond en prenant un enfant pour le placer au centre : avec un enfant donné et proposé en exemple, au beau milieu, c’est à un retour au centre que veut le Christ pour ses disciples … la place du milieu est une place que Jésus affectionne particulièrement. Le jour de sa naissance, Jésus est placé au milieu ; Lors de la transfiguration, Jésus resplendissant est au milieu, entre Moïse et Élie ; Sur la croix, Jésus sera crucifié au milieu de deux larrons ! Et après la résurrection, lorsque Jésus ressuscité apparait à ses disciples, il nous est dit : Il se tint au milieu d’eux. Et Jésus nous l’a promis ; lorsque deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. N’est-ce pas l’identité profonde du Christ, lui qui est entre le Père et l’Esprit Saint ? Ce faisant, Jésus nous rappelle qu’être disciples, c’est accueillir au milieu de nous, au milieu de notre vie, au milieu de nos occupations et de nos pré-occupations, le Fils de Dieu qui s’est fait enfant. Si nous vivons ainsi, alors la jalousie et les rivalités dont parle saint Jacques disparaitront de notre vie. Seul celui qui épouse les sentiments du cœur de Dieu aura le pouvoir d’apporter la paix.

Être disciple de Jésus, c’est avoir en nous les sentiments du cœur de Dieu, non pas un cœur qui cherche à savoir qui est le plus grand, mais un cœur qui fait de la place pour les autres et, en agissant ainsi, qui accueille Dieu.

Père Olivier Plainecassagne, curé


13 septembre 2015 : Passer des idées à la foi

« Pour les gens, qui suis-je ?
« Et vous, que dites-vous ? Pour vous qui suis-je » ?
Qui est Jésus pour moi ? Qui est-il dans mon cœur et dans ma vie ?
Les idées, les opinions, ne sont pas la foi.
Comme les contemporains de Jésus, comme les apôtres, n’avons-nous pas à passer de l’opinion, ou de la simple vénération, à la foi ?
Passer de nos idées, de nos attentes, de nos désirs, à l’accueil du Christ et à l’adhésion effective à son Évangile.
Or, la foi met en route. Le disciple est celui qui choisit de mettre ses pas dans les pas du Christ.
« Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ».
Est-ce que je veux « marcher » à la suite du Christ ?
Suivre le Christ, c’est donner sa vie par amour. Donner notre vie nous rend encore plus vivants. C’est le paradoxe de l’Évangile. Saint Jacques, dans sa lettre, lue ces dimanches, rappelle que la foi véritable est celle qui se traduit en actes : « la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte… c’est par mes œuvres que je te montrerai ma foi… ».

La parole est nécessaire, mais elle sera vérifiée par ma vie.
Confions au Seigneur le chemin de notre nouvelle année pastorale.

Père Gérard HEUDE


6 septembre 2015 : Bien vivre la rentrée ?

L’été n’est pas encore terminé mais voilà arrivé le temps de la rentrée. Pour beaucoup, il y a la joie de se retrouver ; pour d’autres, c’est l’angoisse d’une rentrée pas comme les autres… Pour ne pas se laisser gagner par l’agitation, la course à l’organisation ou la peur de l’inconnu, prenons le temps de regarder. Jésus savait regarder ; avec une humanité très fine, avec une sensibilité vive, il regardait le monde et les autres d’un regard qui voit cette beauté tapie au fond des cœurs.

A la lumière de ce que rappelait saint Jacques dans sa lettre, il nous faut apprendre à regarder… Regarder Dieu présent et à l’œuvre là où nous vivons, regarder notre monde en proie à beaucoup d’inquiétudes mais où brillent des lumières de foi, regarder les autres sans se détourner et « sans faire des différences », regarder nos proches avec émerveillement, se regarder soi-même comme Dieu lui-même nous voit, avec un regard plein de tendresse et de miséricorde, regarder celui qui vient d’arriver et/ou que nous ne connaissons pas encore, regarder là où nous pouvons rendre service en nous demandant : que pouvons-nous faire ? que pouvons-nous apporter de particulier ?... Apprendre à regarder autrement, non pas à la manière du monde mais à la manière de Dieu, c’est-à-dire avec un regard rempli d’espérance car la puissance de l’amour surmonte toutes les difficultés de l’existence, un regard large et profond parce qu’en Dieu rien n’est petit ni étriqué.

Que le Seigneur, au cours de cette année, nous donne de grandir à travers un regard habité par la foi et qui pousse à l’action !

Père Olivier Plainecassagne, curé

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