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Vous pouvez télécharger les éditos des 3 derniers mois. Au-delà, ils sont accessibles dans la rubrique des Archives sur 2 ans au sein des anciens Essentiels hebdomadaires et mensuels.




1er avril 2017 : De Cana à Béthanie...

Selon l’Évangile de saint Jean, Jésus commence sa vie publique par une participation à une noce au village de Cana ; il changea l’eau en vin : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit à Cana de Galilée ; il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui » (Jn 2, 11). Jésus termine sa vie publique par un deuil, le deuil de son ami Lazare au village de Béthanie. Quelques jours après, ce sera l’entrée triomphale à Jérusalem. Jésus se situe à la croisée de nos chemins. Intime de nos joies, intime de nos peines, Jésus est avec nous, du début à la fin. Il est celui qui se situe au plus intime de notre vie : « le Maître est là ; il t’appelle » (Jn 11, 28). L’homme n’est plus seul, même à l’intérieur de l’épreuve. Et de la même manière que Jésus changea l’eau en vin, il change nos larmes ! Il peut les changer parce que Jésus lui-même a pleuré. Quelle humanité de Jésus !
Après avoir ressuscité Lazare, Jésus dit : « Déliez-le et laissez-le aller ». Jésus ne retient rien pour lui-même. Pourtant, Jésus aime Lazare : « Voyez comme il l’aimait » disent les Juifs en voyant l’attitude de Jésus. Jésus aime Lazare, non pas d’un amour qui enferme mais d’un amour qui libère, même de la mort. Alors, nous pouvons nous écrier comme saint Paul : « Mort, où est ta victoire ?  ». Décidément, rien ne pourra nous séparer de l’amour du Christ.

Père Olivier Plainecassagne, curé



26 mars 2017 : Voir la vie en rose...

Laetáre Jerúsalem : réjouis-toi Jérusalem ! Ces mots, qui introduisent la célébration eucharistique de ce dimanche, sont à l’origine du nom donné au 4ème dimanche du Carême : dimanche du Laetáre. La couleur liturgique sera exceptionnellement rose, le violet du Carême étant teinté du blanc de Pâques. La joie des fêtes pascales qui approchent se fait ressentir…
C’est dans ce contexte que la liturgie nous donne à méditer l’Évangile de la guérison de l’aveugle-né. Le Christ s’y présente comme « la lumière du monde ».
Or, la lumière a un double effet : si elle permet de voir, elle peut tout aussi bien aveugler. En rendant la vue à l’aveugle, Jésus lui révèle qui Il est, le « Fils de l’homme ». Les Juifs, eux qui pensent voir, sont incapables de reconnaître le Messie qui se trouve devant eux. L’aveugle voit, les juifs qui voient sont aveuglés…
Illuminés par la lumière de la vie qu’est le Christ, par sa Résurrection, nous sommes appelés à devenir nous-mêmes cette lumière du monde, à révéler le péché pour le dénoncer et le combattre. Que ces quelques jours qui nous préparent à Pâques nous permettent de nous émerveiller de toutes les grâces que nous recevons de Dieu ! Et en premier lieu, la grâce de la vie…

Père Damien BOUGAS


19 mars 2017 : Le don de Dieu

Le 1er dimanche de Carême, l’évêque appelle officiellement les catéchumènes qui, la nuit de Pâques, recevront le baptême, la confirmation et l’eucharistie.
Environ 3000 catéchumènes, cette année en France, 180 dans notre diocèse, 2 dans notre paroisse : Mayi Ling Lydie et Denis.
Les 3e, 4e et 5e dimanches de Carême sont célébrés pour eux « les scrutins » : ils s’ouvrent au regard de Dieu qui « scrute » leur cœur et les aide à combattre ce qui peut les éloigner. Ainsi, ce dimanche à 10h à St Jean, le dimanche 26 mars à 11h30 à Notre Dame, et enfin le dimanche 2 avril à 11h à Sainte Thérèse, seront célébrés les « scrutins » pour Lydie et Denis. Nous avons la mission de les accompagner et les soutenir par notre prière fraternelle.
Mais nous qui sommes baptisés et confirmés depuis longtemps, et qui communions chaque dimanche, nous sommes invités, pendant le Carême, à nous laisser aussi « scruter » par le Seigneur.
Permettre au Seigneur, à la lumière de sa Parole, de faire la vérité dans notre cœur et dans notre vie, pour retrouver la joie de notre baptême.
N’est-ce pas à chacun de nous que le Seigneur demande, comme à la femme de Samarie : « Donne-moi à boire », manifestant ainsi qu’il a soif de nous ?
A nous aussi il dit : « Si tu savais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit "donne-moi à boire", c’est toi qui lui aurais demandé et il t’aurait donné de l’eau vive ».

Père Gérard Heude


12 mars 2017 : Recevoir le Carême comme un cadeau

Les quarante jours de Carême sont comme une grande retraite que l’Église nous propose chaque année, une retraite pour suivre le Christ, Lui qui nous rend forts contre les tentations, Lui sur le Visage duquel nous contemplons la Gloire, soutien pour les heures sombres, Lui qui vient révéler la source d’eau vive qui ne demande qu’à jaillir, Lui qui vient guérir nos aveuglements et nos manques de clairvoyance, Lui qui vient nous donner part à une Vie que rien ne peut détruire. Une retraite pour mieux célébrer la fête des fêtes, Pâques !

Pour vivre le Carême, comment faire ? Choisir l’intériorité en quittant nos superficialités. Faire une pause en cessant de courir dans le stress qui ravage. Oser des relations vraies sans se laisser obnubiler par des écrans de toutes sortes. Prendre du temps pour nourrir sa relation personnelle avec Dieu en découvrant la force de sa présence. Ouvrir sa Bible et se laisser éclairer par cette Parole de Dieu qui empêche l’asphyxie ou le slogan qui aveugle. Prier pour nos catéchumènes, jeunes et adultes, témoins de la vitalité de l’Évangile. Mais par-dessus tout, nous sommes invités à emprunter la voie qui dépasse toutes les autres : « aimer en actes et en vérité ». Tout est là !
Ce temps du Carême nous prépare alors à accueillir dans les moindres recoins de notre être et de notre communauté cette victoire du Ressuscité du Matin de Pâques.

Père Olivier Plainecassagne, curé


5 mars 2017 : Entrons en Carême...sans tarder !

Le temps du Carême vient de commencer ! Nous allons suivre le Christ au désert pendant 40 jours afin de nous préparer à revivre le mystère pascal dans toute sa plénitude. Aujourd’hui, le Christ est tenté : « Si tu es le Fils de Dieu … ». Jésus revit l’histoire de son peuple qui passe 40 ans au désert. Changer les pierres en pain, se jeter du haut du temple, se faire adorer par tous les peuples de la terre. Voilà les tentations auxquelles est soumis Jésus. Mais le Christ sort victorieux de cette épreuve ; il demeure dans une fidélité irréprochable. En voyant le Christ être tenté, nous voyons le lieu précis où se situe la tentation. Elle se situe dans la manière d’exercer notre mission. Et de la même manière que le Christ est tenté d’agir par lui-même, en refusant toute dépendance par rapport au Père, nous aussi, nous pouvons être tentés de vivre notre vie par nous-mêmes, hors de toute relation avec Dieu.
La victoire de Jésus au désert anticipe celle des chrétiens affrontés à la tentation. Nos efforts de conversion sont appelés alors à se situer dans cette perspective : vivre avec Dieu. Le jeûne, l’aumône et la prière ne visent qu’à créer en nous cette disponibilité intérieure pour, en toutes choses, nous remettre toujours plus entre les mains du Père.
C’est après être passé au désert que Jésus est tenté. Le désert est le lieu du silence et de la solitude. On y prend de la distance par rapport aux événements quotidiens. On y fuit le bruit de la superficialité. Le désert est un lieu d’épreuve mais aussi le lieu de la rencontre avec Dieu. Vidé de nos préoccupations, l’homme peut y rencontrer Dieu. Temps de Carême, temps de désert intérieur où peut retentir plus facile-ment la voix du Seigneur.
Que nos fermes résolutions, bien souvent courageuses, traduisent le désir d’une fidélité toujours plus grande à Dieu, une fidélité qui s’inscrit dans une humanité qui « ne vit pas seulement de pain ».

Père Olivier Plainecassagne, curé



26 février 2017 : Moi, je...

Une formule revenue à la mode dans certains milieux ces derniers temps… Signe d’affirmation de la première personne pour les uns, d’égocentrisme pour les autres. Expression qu’il conviendrait assuré-ment d’éviter. Alors pourquoi la retrouve-t-on si souvent dans la bouche de Jésus ?
Ce dimanche, nous poursuivons la lecture du Sermon sur la montagne (Mt 5-7). Après les Béatitudes, le Christ se pose comme celui qui vient accomplir la Loi : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5,17). Suivent les fameuses expressions : « Vous avez appris qu’il a été dit… Moi je vous dis… ». Ces deux mots, « moi je » , sont une reprise du nom de Dieu transmis à Moïse durant l’épisode du Buisson Ardent (Ex 3,14) : « Dieu dit à Moïse : « Je suis qui je suis » ». Par ces deux mots, Jésus s’affirme comme Dieu.
Dans ce contexte, l’Évangile de ce dimanche trouve un sens profond : l’essentiel ne se trouve pas dans ce que nous possédons, mais dans la recherche du royaume des Cieux. Se décentrer de soi-même pour contempler Dieu. Le Christ s’offre pour nous comme chemin de vie menant au Père.
A quelques jours du début du Carême, soyons de véritables chercheurs de Dieu. Préparons-nous au combat spirituel de cette belle période qui précède Pâques, remettant tout ce que nous possédons et tout ce que nous sommes au Seigneur. Confiants, laissons-nous nourrir, abreuver et vêtir par le Père… Dieu pourvoit !

Père Damien BOUGAS


19 février 2017 : "Impossible n’est pas chrétien"

« Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint » (1ère lecture : Lev. 19,1-2)
« Vous êtes un sanctuaire de Dieu, et l’Esprit de Dieu habite en vous » (2ème lecture : 1 Cor. 3, 16)
« Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Évangile : Mt 5, 48)
Mission impossible ?! Dieu seul est Saint. Dieu seul est parfait. Le Seigneur nous engagerait-il dans une impasse ? Nous demanderait-il l’impossible, l’inabordable ? Nous sommes tentés de le penser en faisant l’expérience de nos limites, de nos difficultés, de notre péché. Or, « Rien n’est impossible à Dieu », est-il dit à la Vierge Marie. « Tout est possible à celui qui croit ».
Pas par mes seules forces ! Mais avec la force de l’Esprit-Saint. Le Carême qui approche nous en proposera le chemin et des moyens.
En fait le Christ nous propose et nous incite de ne pas nous contenter de la justice, aussi capitale soit-elle (« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice »), mais, en mettant nos pas dans les pas du christ, d’aller plus loin, plus profond. Sur le chemin de l’Évangile, nous ne sommes jamais « quittes », jamais « en règle ».
La grandeur du chrétien est de pouvoir choisir de ressembler au Christ, saint et parfait.
La sainteté est l’identité de Dieu. « Per-fectum » : « faire au-delà » de l’immédiat, « faire par » le Christ.
Le Christ nous révèle que nous sommes faits pour toujours plus beau, plus grand, plus profond. Y croyons nous ?

Père Gérard Heude


5 février 2017 : De sel et de lumière

L’évangile des Béatitudes que nous avons entendu la semaine dernière nous dessinait comme le portrait spirituel de Jésus. C’était en même temps un appel au bonheur pour nous. Ce dimanche-ci, c’est le portrait spirituel des disciples qui nous est rappelé ; c’est en même temps un appel à être vraiment ce que nous sommes. Jésus ne nous fait pas la morale. Mais la vie et la mission des disciples nous sont explicitées par ces images toutes simples du sel et de la lumière. Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde : Jésus nous rappelle notre identité et notre mission au cœur du monde. Nous avons tellement besoin de savoir qui nous sommes ! L’homme demeure pour lui-même un être incompréhensible, sa vie est privée de sens s’il ne sait pas qui il est. De la même manière que le sel est nécessaire et indispensable dans l’alimentation, de même les disciples ont, dans le monde, une fonction unique et irremplaçable. Ils sont source de saveur. De la même manière que le Christ est la lumière de Dieu, de même les disciples ne font qu’assurer la continuité de la mission du Christ dans le monde et, par leurs œuvres, ils conduisent les hommes à rendre gloire à Dieu.
Vous êtes le sel de la terre ! Vous êtes la lumière du monde ! De telles comparaisons peuvent étonner. C’est un nouveau monde qui est en train d’émerger ; un monde d’une autre réalité qui a sa source en Jésus Christ et qui conduit à Dieu. Et quand saint Jean dira : «  ce que nous sommes ne parait pas encore clairement » (1 Jn 3, 2), c’est fondamentalement la même intuition d’une réalité cachée. Et pourtant, cette réalité nous est donnée et elle est atteignable par les yeux de la foi. «  Avec les pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham  » (Mt 3). En Jésus-Christ, c’est le réel lui-même qui est transformé. Ainsi, la vie ne se réduit pas à ce que nous en percevons par nos sens. Elle semble porteuse d’une réalité cachée et bien plus profonde, réalité que les disciples de Jésus sont appelés à manifester.

Père Olivier Plainecassagne, curé


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