Edito du 17/06/2018

« Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette une semence, nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment ».

Frères et sœurs,

La liturgie de ce jour nous invite à la confiance en Dieu, qui dans sa providence, guide l’histoire de l’humanité et de l’Eglise. Les disciples autrefois avaient demandé à Jésus : est-ce maintenant que tu vas établir ta royauté en Israël ? Jésus leur avait répondu, tout simplement, qu’il ne leur appartenait pas de connaître les secrets du mystère de Dieu. De même aujourd’hui, les textes nous font savoir, qu’il ne nous appartient pas de chercher à tout connaître du mystère de Dieu et de son royaume. La seule chose dont nous devons prendre conscience et que nous devons assumer, c’est que nous sommes les artisans, les instruments, les ouvriers de la mission de Dieu. Il nous faut ensemencer le monde. Annoncer l’Evangile par la parole et l’exemple. Nous ne devons pas nous soucier de quand ce travail va porter ses fruits, ni de comment il va porter ses fruits. Dans la deuxième lecture, saint Paul résume cela en disant que notre ambition doit être de plaire au Seigneur. Dieu nous invite à la confiance totale et à l’espérance. Ces lectures nous montrent aussi le jeu de la puissance et de l’humilité de Dieu. L’une cache toujours l’autre. Derrière la puissance de Dieu, il y a son humilité. Derrière l’humilité de Dieu, il y a sa puissance. Face à l’immensité du travail, nous pouvons nous décourager de la petitesse de nos capacités. Pourtant, il ne le faut pas. Dans toutes choses, accomplissons notre part de responsabilité. Dieu s’occupe de l’impact de notre travail.
Bon dimanche à tous et à toutes.

Père Zéphirin KAHOUN