Edito du 07/10/2018

Liberté, fidélité, indissolubilité, fécondité… Mais pas égalité ! Cette dernière ne fait en effet pas partie des piliers du mariage… Pourtant, Dieu sait que certaines idéologies de notre société aimeraient l’y voir figurer.

Au contraire, les textes de ce dimanche nous invitent à contempler et méditer ce beau mystère de la Création : l’unité dans l’altérité. Alors que l’homme dans le jardin d’Eden ne trouvait pas l’« aide qui lui corresponde », le Seigneur prend l’une de ses côtes pour façonner la femme. Loin d’être un autre homme, clonage du sujet n°1, elle est à la fois « l’os de [ses] os et la chair de [sa] chair » en même temps que différente de lui (en hébreu ish et isha). « À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un. » La différence permet l’unité dans la complémentarité.

Dans l’Evangile, Jésus reprend ce passage pour montrer la force de l’indissolubilité de cette union : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! ». Puis il accueille les petits enfants et exhorte à accueillir le royaume des Cieux comme eux. Fruit de l’union de l’homme et de la femme, l’enfant a besoin de l’amour de ses parents pour grandir et s’épanouir. Nous avons besoin de l’amour de Dieu pour être pleinement.

En cette période troublée où les fondements de la famille sont remis en question ; où des couples sont déchirés par la souffrance et la séparation ; où de nombreuses vies sont détruites avant même d’avoir pu voir la lumière du jour ; où l’Eglise elle-même constate avec souffrance les péchés de ses membres, ayons à cœur de prier en particulier pour tous ces enfants, premières victimes de nos désirs égoïstes. Mais osons surtout avoir le même regard qu’eux, plein d’innocence, de bienveillance et de confiance envers notre Père… Et prions avec constance notre Mère pour qu’elle nous aide à rechercher l’union à Dieu !

Père Damien Bougas