Edito du 11/11/2018

Les appels aux dons sont innombrables, dans l’Eglise, dans notre
courrier, sur les écrans, et vont se multiplier à l’approche de Noël. Combien donner ? A qui donner ? Chacun est renvoyé à ses choix et à ses possibilités, mais aussi à la vérité de son cœur. Le partage des biens et des ressources, pour un chrétien, est une question de justice autant que de générosité.

La Parole du Christ, ce dimanche, nous dit que notre don révèle notre cœur. Je peux donner de mes restes et de mon superflu. C’est
généreux, mais ce n’est pas un partage. Je peux donner de ce que j’ai pour vivre : là, j’entre dans le partage. La quantité du don est seconde. Dans le Temple, le Christ observe et enseigne. Il voit la générosité des riches, mais c’est de la pauvre veuve qu’il fait l’éloge : « Elle a pris sur son indigence ».

A travers cet exemple, le Christ nous fait comprendre que le don qui touche le cœur de Dieu est le don de nous-même. « Que l’Esprit-Saint fasse de nous une éternelle offrande à ta gloire » (3è prière Eucharistique).

Mes dons sont-ils un prétexte pour me donner bonne conscience, sans me donner moi-même ? Ou sont-ils l’expression du don que je
désire faire de moi-même et de ma vie ?

« Aimer, c’est tout donner » disait Thérèse de Lisieux.

Puisse le Seigneur nous aider à percevoir que la conversion et la vérité évangélique sont un chemin de bonheur.

Père Gérard Heude