Edito du 01/07/2018

Qui d’entre nous n’a pas l’impression parfois de voir le temps filer entre les doigts ?
Avec cette impression amère de ne pas avoir eu le temps ! Ne pas avoir eu le temps de prier, d’écouter, de rencontrer, de travailler, de se reposer, de réfléchir, de discerner, de visiter, de consoler, de rire voire même de pleurer ! Or l’évangile nous montre au contraire un Jésus qui prend son temps ; le temps de la croissance, le temps de sa vie cachée à Nazareth, le temps d’échanger avec ses disciples sur le Royaume de Dieu, de prier son Père la nuit dans le secret, de se laisser interpeller au hasard du chemin ; et lorsqu’il apprend que son ami Lazare est à toute extrémité, il ne se précipite pas mais prend son temps avant d’aller le visiter au risque même qu’il soit déjà trop tard. Avec Jésus, l’urgence ne semble avoir aucune prise sur lui.

Prendre son temps est une expérience spirituelle tout à fait extraordinaire ; c’est une manière très concrète de vivre autrement, habité par cette confiance en Dieu qui est là : vivre en s’abandonnant au moment présent.  Et si pour cet été, chacun décidait de prendre le temps ? Non pas pour se laisser vivre au fil du temps, mais pour redécouvrir à quel point ce n’est pas de courir après le temps qui nous fait exister mais qu’habiter le temps est une expérience d’éternité.

Prenez le temps de vivre un bel été.

Père Olivier Plainecassagne